Médiathèque de Fontenay aux roses

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Venez découvrir le Printemps des Poètes, du 7 au 22 mars, à la médiathèque...

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11 février 2015

La médiathèque a le plaisir de vous présenter l'exposition Reflets.
Elle est le fruit d'une rencontre au CCJL
entre les trois artistes qui présentent leurs œuvres.





Qui sont-ils ?

 

Emmanuel Infanti

http://eiphotographies.com/
pour plus d'informations sur ces travaux photographiques :












Photographe autodidacte né en 1972, attiré par une photographie
spontanée et subjective, Emmanuel Infanti a d’abord favorisé
le travail en extérieur loin de tout académisme. Il s’agissait d’une première
approche très instinctive nourrie d’espace et de perspectives,
teintée de références cinématographiques. Cultivant malgré tout un esprit
plutôt classique, il s'est rapidement heurté aux limites de ce fonctionnement.


Pour sortir de cette boucle, il a développé - ou participé - à plusieurs projets
collectifs et individuels : Visuellement transmissible, Multiples de Un
ou Nomades en images… qui lui ont permis, au fil des années,
d’acquérir son propre regard et une certaine expérience.


Professionnel depuis 2009, il continue à revendiquer ce parcours atypique,
construit sur l’envie, la passion et l’échange. Cette ouverture lui a permis
d’élargir son champ d’expression et de s’approprier une palette technique plus large.



Multiples de Un

Cette exposition est née d’un concept photographique astucieux,
positif et ludique : avant tout simple et accessible, montée avec l’envie
de distraire et d’amuser l’œil du spectateur.

Ce concept est né au début du parcours photographique d’Emmanuel Infanti,
à l’époque où le travail de portraitiste lui était totalement étranger :
« j’ai cherché un moyen de créer une passerelle technique me permettant
de me rapprocher des modèles, de leur univers et de leur expressivité ».

Multiples de Un est donc le résultat d’une recherche photographique
de portraitiste pour sortir du cadre traditionnel en explorant
à travers plusieurs séries, les ressources proposées par ce concept.

 

Rejoignez "Multiples de Un" sur facebook :

https://www.facebook.com/pages/Multiples-de-Un/257426361108847

 

Jardin secret

La série Jardin secret est axée sur un travail de mise en scène centré
sur l’univers du personnage dans un espace photographique panoramique
qui cherche à créer ou à définir un lieu idéalisé, riche de perspectives
et de trompe-l’œil. Tout ici sert le sujet qui impose le cadre et le traitement.


Multiples situations

La série Multiples situations s’éloigne de la personnalité du sujet pour chercher
à travers la vie quotidienne quelques mises en scène improbables.
Dans ces photographies, c’est le cadre et l’environnement qui dirigent :
le sujet n’est plus lui-même, il interprète un rôle.


Multiples identités

La série Multiples identités cherche à pénétrer l’intimité du sujet en se rapprochant
des travaux classiques en studio. Le modèle est nu, les photos désaturées
pour plus d’authenticité. C’est cette série, principalement
pour des raisons de format, qui est présentée dans ce catalogue.


Un concept photographique

D’un point de vue technique, le concept Multiples de Un
est réalisable depuis l’invention de la photographie et la possibilité
de double exposition sur plaque d’abord,
sur film ensuite, puis maintenant sur capteur numérique.
Depuis le début de l’ère numérique, les multiplications d’un personnage unique
sont encore plus nombreuses.


Beaucoup de photographes ont expérimenté l’idée, comme Martin Liebscher qui,
à travers des autoportraits d’une technique
parfaitement maîtrisée, visite de nombreuses possibilités.


Le cinéma, et plus généralement l’univers de la vidéo,
n’est pas en reste depuis l’apparition de la technologie digitale,
les exemples sont encore plus nombreux : autant dans les vidéoclips musicaux
(Michel Gondry, …) que dans les longs métrages
Mister Smith de la trilogie Matrix des frères Wachowski,
John Malkovich de Spike Jonze ou Johnny Deep
dans l’introduction de Pirates des Caraïbes III.


Il serait donc aussi difficile de répertorier
tous les “Multiples de Un" photographiés ou filmés depuis les premiers pas
de la photographie que de savoir qui en est l’inventeur…
On peut considérer que cette technique photographique,
comme beaucoup d’autres, appartient à la palette d’effets disponibles :
elle va et vient au gré des modes et des évolutions technologiques.




Pierre Cornilleau



Né à Paris en 1975, parallèlement à sa formation en Arts plastiques
à Paris I, Pierre Cornilleau se faufile dans l'atelier de gravure et l'amphithéâtre
où sont dispensés les cours de morphologie de Jean-François Debord,
à l’Ecole des Beaux-arts de Paris. Sa pratique tourne, depuis 2001
autour de sa passion de toujours, la bande dessinée,
de l'enseignement des arts visuels
et d'une recherche personnelle constante dans le champ des arts plastiques.
Cages est un projet qui court depuis plusieurs années,
mais c'est Emmanuel Infanti, qui le convainc d'exposer ce projet.



Autour de la figure


La représentation du corps, m'a toujours semblé primordiale, dans le sens ou,
comme l'exprime Panofsky dans l'introduction à ses Essais d'iconologie,
une de nos expérimentations premières de la signification est d'ordre "expressive".
Si cette notion recouvre une gestuelle, une attitude générale, elle m'a très vite amené
à la question du visage et à un rapport de compréhension
de la mécanique des expressions,
notamment en regard des travaux de Duchenne de Boulogne.
La figure reste une des bases de notre apprentissage.


Cages


Ce projet comportera au final 500 pièces au format 19 X 28 cm.
Toutes numérotées, elles seront regroupées
par panneaux de 25. Une partie seulement est exposée.

« Je fais ici mien le point de vue de Constable : La peinture est une science [...]
dont les expériences sont les tableaux. Je n'ai, bien entendu,
pas la prétention d'accéder aux valeurs universelles
de ce qu'appelait philosophie de la nature,
le peintre britannique, mais bien comme la réunion de connaissances et d'études,
caractérisées par un ensemble d'objets et de méthodes déterminées.
Ainsi chacune des pièces constitue un élément d'expérience technique,
réflexive, narrative... Le choix du terme cages est multiple.
Il vient tout naturellement du caractère limité,
restreint même, du format employé et tend à souligner le rapport
entre isolement et multitude. Mais il est aussi proche phonétiquement de case,
élément spécifique de la pratique de la bande dessinée, de son écriture propre.


Ces deux notions, cases et cages, peuvent paraître contradictoires,
mais si les cases d'une bande dessinée se lisent de manière linéaire,
mes cages tendent à coexister, telles les fenêtres d'une façade.
Si je reprends le texte d'Alberti : Je trace d'abord sur la surface à peindre
un quadrilatère de la grandeur que je veux, fait d'angles droits,
et qui est pour moi une fenêtre ouverte par laquelle on puisse regarder l'histoire,
c'est par une sorte de contre-pied, mes images renferment
des espaces clos à l'histoire morcelée.

Ceci me permet à la fois de rattacher les différentes pièces
en un ensemble et d'en affirmer un isolement forcé.
Ainsi, chaque image cherche à trouver sa propre cohérence,
aussi bien isolément qu'au sein de cette sorte de retable/puzzle.
Les scotchs, les éléments collés ou déchirés, la peinture, les vernis, l'encre de chine
ou encore les différents types d'enduits, sont autant de glacis, de strates,
de repentirs constitutifs de la recherche que du signe
qui forment le propos de l'ensemble. Filiations avec la bande dessinée.

Il s'agit d'interroger les signes, les codes du dessin et, plus largement,
des arts visuels, dans une série, une séquence, somme toute formelle.
Le fait d'inclure une numérotation me semble comme une évidence,
mais il n'est pas question ici de donner un ordre de lecture,
une quelconque consigne et, bien souvent, les numéros ne correspondent pas
à une chronologie pas plus qu'ils n'influencent leur position au sein de l'ensemble.
Ils ont pour rôle de relier les cages entre elles tout en affirmant leur unicité.
Il y est aussi important d'être submergé par l'ensemble que de se laisser enfermer
dans l'une des images. Il y va du Punctum de Barthes au milieu d'un flot ».



 
Laurent Navarre





Peintre boulonnais né en 1972, Laurent Navarre fréquente assidûment
les ateliers de peinture et de dessin pendant son enfance et son adolescence.
Après une formation dans les métiers de l'ameublement, dessin et étude des styles,
il entre aux Beaux-arts de Versailles et obtient le diplôme avec mention.
Il a donné des cours au Centre culturel jeunesse et loisirs de Fontenay aux Roses
de 2003 à 2011 et en dispense encore dans des ateliers
de la ville de Boulogne-Billancourt.



Sources et liens


« Je m’interroge face à l’amour, le souvenir, la beauté, la mort.
Des liens se tissent entre ces univers…
Des liens aux parfums doux, voluptueux, mais parfois âcres et mélancoliques…
La pureté des formes à la Renaissance, le clair-obscur de Caravage,
la touche juste de Sargent, l’esprit ambigu préraphaélite, les lumières du Titien,
tous ces peintres ont pour moi des résonances profondes. »

Laurent Navarre puise également son inspiration
et son plaisir dans la peinture contemporaine :
Balthus, Rustin, Hohler, Mortimer, Sandorfi, les photographies de Witkin.



Le sens de sa peinture…


« Ce n’est pas tant la recherche de la ressemblance qui m’attire,
mais plutôt peindre l’inconscient, faire émerger une poésie
du désir, du trouble, de l’indicible. Le peintre est un chercheur,
il fixe ses idées du moment ; mais lui, n’est jamais rassasié,
tout lui échappe dès qu’il commence à vouloir saisir,
et pourtant sa force il la trouve
dans cette étrange et paradoxale poursuite. »


Des femmes naissent de ses toiles comme des apparitions statiques.
Intemporelles, elles semblent douces et calmes mais dans l’ombre de leurs chairs,
la violence, l’érotisme et la mort paraissent s’entremêler depuis des siècles.


Les figures statiques s’opposent aux fonds tourmentés
dans un accord tacite, un échange. Le fond donne naissance au sujet,
lui-même englouti par celui-ci, comme un continuum sans fin,
chacun se nourrissant l’un de l’autre.
Un retrait du monde où tout se noie et se régénère.

« Les passages en non finito et le trait de dessin sous-jacent
surgissent comme un désir inassouvi, un souvenir voilé. »
Les coulures, les grattages, les déchirements,
les dessins marouflés sont une source inépuisable
d’expressivité et forment un labyrinthe de hasard où rien ne se figerait.
La toile deviendrait alors une arène où se jouent les contradictions,
les mystères et les paradoxes de l’humanité.

Laurent Navarre expose dans différents lieux, invité d’Honneur à Etampes,
Osny, Yvetôt, Daglan, Belvès, Boulogne-Billancourt, Fontenay-aux-Roses,
Croissy-Beaubourg, Saint-Germain-lès-Corbeil…Il obtient de nombreux prix :
médaille de bronze (2012), d’argent (2013) aux Salon des Artistes français,
(Grand Palais) et médaille d’argent au salon « Ile de France ».
Prix de peinture : ADAC, Grand Palais, Fontenay-aux-Roses,
Antony, Boulogne-Billancourt ...

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Source : http://www.mediatheque-fontenay.fr